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vendredi 2 mars 2018

Le magnétiseur

Publié pour la première fois en 1813 dans Fantasiestücke, Le magnétiseur (Der Magnetiseur) est une assez courte nouvelle de 70 pages (format poche).

L'histoire consiste en un huis-clos réunissant le Baron, son fils Ottmar et sa fille Maria et leur ami peintre Bickert. La discution s'oriente vers des sujets fantastiques et plus particulièrement sur les pouvoirs de suggestion et de persuasion. Ottmar relate alors une expérience vécue par son ami Alban. Sujette à des problème de santé, Ottmarr demande alors à son ami d'utiliser son magnétisme pour soigner Maria. Mais introduire Alban dans sa maison, c'est un peu comme faire entrer le loup dans la bergerie …

Voici la première nouvelle d'Hoffmann que j'ai adorée !! Une véritable histoire emprise de fantastique. On y devine les prémices de l'hypnose et l'auteur nous montre toute l'horreur dont les hommes sont capables pour asservir les autres. Une nouvelle très sombre, mais une nouvelle comme je les aime !

C'est étonnant, plus on aime les choses, moins on en a à dire sur elle. On préfère taire ce que l'on sait pour laisser l'entière surprise de la découverte personnelle.

samedi 21 octobre 2017

Don Juan

En 1813, E.T.A Hoffmann écrit une seconde nouvelle : Don Juan, Aventures romanesques d'un voyageur enthousiaste. (Don Juan. Eine fabelhafte Begebenheit, die sich einem reisenden Enthusiasten zugetragen). Celle-ci paraît pour la première fois en 1830.

Cette nouvelle est basée sur l'opéra éponyme intitulé en italien Don Giovanni, composé par Mozart en 1787. Hoffman vouait une véritable passion au compositeur, à tel point qu'il changea son troisième prénom Wilhem pour Amadeus.

Ce n'est pas tant l'intrigue de l'opéra qui est abordée dans la nouvelle mais plutôt les sentiments qu'il inspire, l'interprétation qu'en fait Hoffmann au travers du narrateur et plus encore le personnage de Dona Anna.

Le narrateur de ce texte assiste à une représentation de l'opéra de Mozart dans la loge des étrangers, accessible depuis l'hôtel où il séjourne. Il commente alors l'ensemble du jeu (presque comme un commentateur sportif), en nommant toutes sortes de termes spécifiques au genre. Pas facile de suivre quand, comme moi, vous êtes un total néophyte en opéra et quand, qui plus est (toujours comme moi), ne connaissez de Don Juan que l'idée que dégage ce personnage …

L'intrigue n'est pas très développée dans cette nouvelle qui ne constitue au final qu'une description de l'opéra joué et une analyse personnelle. Mais cette fois-ci, le lien à la science-fiction transparaît sous deux thèmes :
  • une ( presque-)possession de la cantatrice par son personnage,
  • une matérialisation du personnage en dehors de la scène.

Une lecture n'est pas suffisante pour comprendre toute l'histoire et seule la connaissance de l’œuvre de Mozart permet de mettre en lumière tous les aspects de l'écriture d'Hoffmann.

En tout cas, la rédaction de ce post m'a donné envie de lire la troisième nouvelle d'Hoffmann, mais avant ça, je fais une petite incartade chez Edgar Allan Poe ...