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dimanche 19 avril 2015

Dans l'orbite du Soleil

Un mois après avoir écrit Au large de Vesta, deux autres nouvelles sont prêtes : This Irrationnal Planet et Ring around the Sun.


Envoyée à plusieurs magazines, la première (ou plutôt la quatrième) sera chaque fois refusée et ne sera jamais éditée. Ring around the Sun connaîtra un sort plus heureux en étant publié deux ans plus tard dans le second numéro de Future Fiction.


Dans l'orbite du Soleil, nouvelle de 24 pages, constitue le second texte du recueil Dangereuse Callisto. Cette nouvelle SF tire elle aussi sur le Space opera.


Afin de pouvoir livrer le courrier sur Vénus quelque soit la position de la planète, « Les Courriers Spatiaux » souhaitent tester un nouveau vaisseau disposant d'une technologie censé protéger l'équipage de la chaleur du soleil. Seul hic, le vaisseau est si bien protégé qu'une fois la chaleur du soleil déviée le froid intersidéral s'invite à l'intérieur …


La nouvelle étant essentiellement basée sur les conditions de recrutement des deux pilotes, la lecture, bien qu'agréable, avance lentement car on les cerne très vite. En revanche, Asimov parvient à surprendre le lecteur sur la dernière page.

lundi 13 avril 2015

Au large de Vesta


Juillet 1938, une semaine après que Campbell ait refusé Stowaway (rebaptisée ensuite Dangereuse Callisto), Asimov a déjà écrit sa troisième nouvelle Marooned off Vesta. Refusée par Campbell, celle-ci sera publié dans Amazing en janvier 1939. C'est la première nouvelle qu'Asimov parviendra à faire publier.


Étonnamment, cette nouvelle ne figure pas dans le recueil Dangereuse Callisto, mais dans Histoires mystérieuses. Dans ce dernier, les nouvelles mêlent SF et policier. Toutes … sauf Au large de Vesta. Pour la petite histoire, il se trouve que 20 ans plus tard, Amazing a demandé à Asimov une nouvelle célébrant l'anniversaire de cette première parution et cette seconde histoire, elle, mêle les deux genres.


En traversant la ceinture d'astéroïdes, la Reine d'Argent heurte un bloc de granit. Seuls trois survivants sont épargnés et se retrouvent coincés, en orbite autour de Vesta. Heureusement pour eux, leur compartiment est étanche. Ils disposent encore de l'électricité, de la gravitation et d'une réserve d'eau pour un an. Malheureusement, ils n'ont de la nourriture que pour une semaine et leur réserve d'air sera épuisé dans trois jours …


Cette nouvelle de 26 pages pourrait être classée en Space opera. L'action est bien mieux écrite que dans Dangereuse Callisto, peut-être est-ce dû au fait que celle-ci ait été retravaillée sur les conseils de Campbell. Petit point négatif, on identifie très vite la solution que vont utiliser les personnages pour se sortir de ce mauvais pas. Malgré cela, la lecture de cette nouvelle reste agréable.

vendredi 27 mars 2015

Retraite de la Terre d'Arthur C. Clarke

Retraite de la Terre (Retrat from Earth) est une nouvelle de SF. Celle-ci est parue pour la première fois dans Amateur Science Stories en mars 1938. Arthur C. Clarke a été inspiré par une nouvelle de Paul Ernst.

Les « Martiens » étudient les habitants de la 3ème planète depuis quelques temps déjà et s'apprêtent à les envahir. Un allié insoupçonné, débarqué sur terre il y a quelques millions d'années, va changer la donne …

Cette nouvelle est plutôt bien écrite et se lit rapidement. Fan de Bernard Werber, elle a trouvé résonance en moi et a su susciter mon intérêt. C'est un peu la version moderne de la fable « On a toujours besoin d'un plus petit que soi ».

vendredi 20 mars 2015

La bête d'un autre monde de John W. Campbell


     
     














  • La Bête d'un autre monde Who Goes There?) est un court roman de Science-Fiction, tendant à l'horreur. Cette nouvelle a été adaptée au cinéma sous le titre La chose d'un autre monde en 1951, puis sous le titre de The Thing en 1982, puis en 2011. L'histoire a été rétroprimé par le prix Hugo en 2014.

Des scientifiques découvrent dans les glaces de l'Antarctique le corps d'un extraterrestre et le ramènent à leur base. Évidemment, il s'avère que la bête n'est pas si morte que ça et gros soucis, elle imite à merveille les êtres vivants qu'elle rencontre …

Cette histoire, qui aurait fort bien pu inspirer les Les Tommyknockers de Stephen King ou le film Alien, m'a tout de suite plu. J'ai en revanche eu beaucoup plus de mal avec la narration (on sent bien les décennies qui se sont écoulées) et les nombreuses références et espoirs placés en l'énergie atomique m'ont un peu ennuyé (bien que ce soit compréhensible au vu de la date de parution).

Suicide de John W. Campbell

Suicide (Dead Knowledge) est une nouvelle de Science-Fiction à ranger dans la catégorie Planet opera.

Trois astronautes posent le pied sur une planète où règne le plus parfait des silences. La technologie prouve que la civilisation était très avancée, mais il n'y a plus une seule âme vivante. Comble du macabre, il semble que tous les habitants de la planète se soient suicidés. Quelle raison peut pousser tant de gens à une telle extrémité ?...

Dès les premières lignes, le lecteur sent la lourde atmosphère pesée sur la narration et au fur et à mesure celui-ci en vient à se poser la même question que les personnages : « Pourquoi ?! » La spirale infernale nous plonge peu à peu dans un suspens insondable et nous coince dans la lecture. La fin ne nous déçoit pas.